Perte de densité capillaire
Causes hormonales et métaboliques
Les variations hormonales peuvent modifier le cycle du cheveu : post-partum, arrêt ou changement de contraception, ménopause, trouble thyroïdien ou syndrome des ovaires polykystiques.
Chez la femme, une perte de densité associée à des cycles irréguliers, de l’acné persistante ou une augmentation de la pilosité peut justifier une recherche d’hyperandrogénie.
Certaines carences, notamment en fer, peuvent contribuer à une chute diffuse lorsqu’elles sont documentées.
Maladies du cuir chevelu
Une inflammation du cuir chevelu peut également participer à la chute ou à une mauvaise qualité de cheveux : dermite séborrhéique, psoriasis, eczéma, pellicules importantes ou autres dermatoses.
Des démangeaisons, douleurs, brûlures, squames épaisses, croûtes ou plaques localisées doivent être pris en compte dans l’évaluation.
Une chevelure peut perdre en densité de plusieurs façons : les cheveux peuvent s’affiner progressivement, tomber davantage pendant une période donnée ou se casser sur les longueurs. Ces situations sont souvent confondues, alors qu’elles n’ont pas les mêmes causes ni les mêmes traitements.
Avant de chercher à stimuler la repousse, il est essentiel de comprendre ce qui se passe au niveau du follicule et du cuir chevelu.
Perte de densité, chute active ou casse : quelle différence ?
La perte de densité correspond à une diminution progressive du volume des cheveux. La raie paraît plus large, le cuir chevelu devient davantage visible et les cheveux produits sont progressivement plus fins.
La chute active correspond à une augmentation inhabituelle des cheveux retrouvés au lavage, au brossage ou sur l’oreiller. Elle est souvent diffuse et peut être transitoire ou prolongée.
La casse concerne surtout la fibre capillaire. Les cheveux cassent sur les longueurs sous l’effet de traitements chimiques, de chaleur, de décolorations, de tractions répétées ou d’une fragilité de la tige pilaire. Le follicule n’est pas forcément atteint.
Ces mécanismes peuvent se cumuler chez une même personne.
Pourquoi les cheveux perdent-ils en densité ?
Alopécie androgénétique
C’est la cause la plus fréquente de perte progressive de densité. Sous l’influence d’une prédisposition génétique et hormonale, les follicules produisent des cheveux de plus en plus fins, plus courts et moins pigmentés.
Chez la femme, elle se manifeste souvent par un élargissement progressif de la raie ou une diminution diffuse de densité au sommet du crâne. Chez l’homme, elle touche plus volontiers les tempes, la ligne frontale et le vertex.
Effluvium télogène
L’effluvium télogène correspond à une chute diffuse, souvent remarquée deux à trois mois après un événement déclenchant : infection, intervention chirurgicale, stress important, perte de poids, arrêt ou modification d’un traitement, post-partum ou carence.
Il peut être transitoire, mais une chute prolongée doit faire rechercher un facteur persistant.
La première consultation
La première consultation permet de reprendre l’histoire de la chute ou de la perte de densité : début, vitesse d’évolution, zones concernées, contexte hormonal, période de stress ou de maladie, traitements en cours, antécédents familiaux et habitudes capillaires.
L’examen évalue la densité, le diamètre des cheveux, la répartition de la perte et l’état du cuir chevelu.
Un bilan biologique peut être prescrit de façon ciblée afin de rechercher une carence, un trouble thyroïdien ou un déséquilibre hormonal. Chez la femme, le contexte de syndrome des ovaires polykystiques, de post-partum ou de ménopause est pris en compte.
Le traitement est ensuite construit selon la cause identifiée : corriger un facteur déclenchant, stabiliser une alopécie évolutive et préserver les cheveux encore présents.
Quels traitements pour une perte de densité capillaire ?
Lorsque la perte de densité est liée à une alopécie androgénétique, l’objectif est d’abord de préserver les cheveux encore présents et de ralentir leur affinement. Les séances de stimulation du cuir chevelu peuvent ensuite être proposées en complément, mais ne suffisent pas toujours à elles seules.
TRAITER LA CAUSE IDENTIFIÉE
Lorsqu’un effluvium est lié à une carence, à un trouble thyroïdien, à un contexte hormonal ou à une maladie du cuir chevelu, la prise en charge de cette cause est prioritaire.
Les compléments alimentaires ne sont donc pas systématiques : ils ont surtout un intérêt lorsqu’une carence est objectivée.
TRAITEMENT MÉDICAL DE L’ALOPÉCIE ANDROGÉNÉTIQUE
Le traitement vise à ralentir l’affinement progressif des cheveux et à préserver les follicules encore actifs.
Le minoxidil local peut être proposé selon le diagnostic. Chez certains hommes, des traitements tels que le finastéride peuvent être discutés. Le minoxidil par voie orale, à faible dose, peut également être envisagé dans certaines situations après une évaluation médicale personnalisée de ses bénéfices, de ses contre-indications et de ses effets indésirables potentiels.
Chez la femme, lorsqu’une composante hormonale est identifiée, notamment en cas de syndrome des ovaires polykystiques, sa prise en charge fait partie intégrante du traitement. Un traitement antiandrogène tel que la spironolactone peut être discuté dans certaines situations, après évaluation médicale et avec une contraception adaptée.
MÉSOTHÉRAPIE DU CUIR CHEVELU
La mésothérapie consiste en de multiples micro-injections superficielles au niveau des zones concernées.
Elle peut être proposée en complément d’un traitement médical, notamment pour accompagner un cuir chevelu et une chevelure qui s’affinent. Elle ne remplace pas un traitement de fond lorsqu’une alopécie androgénétique évolutive est présente.
APRÈS UNE GREFFE CAPILLAIRE
Une greffe permet de redistribuer des follicules, mais ne stoppe pas l’évolution de l’alopécie sur les cheveux non greffés.
Le suivi médical et la stabilisation de l’alopécie restent donc importants avant ou après une implantation capillaire.

